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Investissement en recherche au Centre INRS-Institut Armand-Frappier

Le professeur Michel Charbonneau reçoit une subvention de 697 950 $

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17 janvier 2011
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De gauche à droite : Le directeur scientifique de l’INRS, M. Alain Fournier, le directeur général de l’INRS, M. Daniel Coderre, le député de Chomedey, M. Guy Ouellette, le professeur Michel Charbonneau et le directeur intérimaire du Centre INRS-Institut Armand-Frappier, M. Charles M. Dozois.   Photo © Denis Bernier

 


Le député de Chomedey, Guy Ouellette, a annoncé, au nom du ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Clément Gignac, le versement d’une subvention de 697 950 $ à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

Cette contribution servira à la réalisation d’une étude clinique phase I/IIa en vue de la commercialisation d’un nouveau traitement destiné aux patients atteints du cancer du poumon. Consentie dans le cadre du Programme de soutien à la maturation technologique, une composante de la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation (SQRI) 2010-2013, cette aide gouvernementale permettra d’évaluer l’efficacité et l’innocuité d’une combinaison médicamenteuse contre le cancer découverte par l’équipe du professeur Michel Charbonneau du Centre INRS–Institut Armand-Frappier. Les coûts de cet important projet sont évalués à plus de 1,7 M$.

« Malgré la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques et de nouvelles molécules, le cancer du poumon est la principale cause de décès par cancer au Québec. En 2010, ce sont près de 6 600 Québécois qui ont malheureusement succombé à cette maladie. La chimiothérapie est à ce jour le meilleur traitement pour soigner les stades avancés de cancers, mais elle comporte son lot d’inconvénients. Je suis convaincu que les travaux de l’équipe du professeur Charbonneau mèneront à une solution plus efficace que les traitements existants », a mentionné le député Guy Ouellette.

« Il y a un besoin urgent d’élaborer de nouvelles approches thérapeutiques plus efficaces pour contrer les effets dévastateurs du cancer du poumon. Ce projet démontre aussi la qualité et l’expertise de nos chercheurs québécois et de nos centres de recherche spécialisés. En appuyant financièrement le leadership scientifique, le gouvernement du Québec souhaite ainsi propulser les résultats de nos recherches et le transfert de nos connaissances sur le plan international. L’aide consentie à ce projet de l’INRS se concrétise grâce à notre Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) 2010-2013, qui vise à favoriser l’amélioration de notre performance en innovation et de notre compétitivité », a ajouté le ministre Clément Gignac.
    
Réalisé auprès de patients atteints d’un cancer du poumon, ce projet vise à déterminer la dose optimale de médicament et à contrôler les effets secondaires de ce dernier. Ces données sont essentielles pour donner une valeur importante à cette thérapie mise au point dans le milieu universitaire et pour conduire à son approbation par les instances gouvernementales.

Déjà, les résultats obtenus en laboratoire sont très prometteurs. En effet, les chercheurs ont observé que la combinaison de deux molécules connues pour leurs effets anticancéreux, la génistéine et la 5-AZA-CdR, permet une diminution importante de la prolifération de cellules cancéreuses du poumon, du sein, du côlon et, dans certains cas, de la leucémie. De plus, ils ont démontré que cette nouvelle combinaison est efficace pour attaquer les cellules résistantes à la chimiothérapie, nombreuses chez les patients atteints du cancer du poumon.

« Ce financement du gouvernement du Québec constitue un atout indéniable : il incitera les entreprises à s’associer à une université en investissant dans un projet de recherche et de développement. Dans le cas présent, ce financement permettra de transférer notre découverte de laboratoire en un traitement plus efficace. Il est permis d’espérer que non seulement ce traitement permettra de prolonger la vie des patients, mais aussi qu’il leur offrira une meilleure qualité de vie. Cet appui gouvernemental est donc un levier essentiel pour se démarquer dans le domaine du traitement du cancer du poumon », a précisé le professeur Michel Charbonneau, chercheur principal.

Pour sa part, le directeur général de l’INRS, Daniel Coderre, a souligné que « ce projet, qui permettra la maturation technologique d’une nouvelle thérapie anticancéreuse, témoigne de l’importance qu’accorde notre université à la fois à la recherche fondamentale et au transfert des connaissances, deux dimensions essentielles et indissociables pour apporter des solutions novatrices aux préoccupations canadiennes et mondiales ».



L’équipe et ses partenaires
Cette thérapie a été mise au point par le professeur Michel Charbonneau de l’INRS, spécialiste des mécanismes d’action des agents chimiques conduisant à la formation de cancers, le professeur Richard Momparler, expert dans le domaine des agents anticancéreux épigénétiques, Louise Momparler, qui a étudié la molécule 5-AZA-CdR chez les enfants leucémiques et les patients atteints du cancer du poumon, et Noël Raynal, stagiaire postdoctoral dans un des centres de cancérologie les plus reconnus au monde, le MD Anderson Cancer Center de la University of Texas.

Ce projet est réalisé grâce à la précieuse collaboration de l’entreprise Uman Pharma, une jeune compagnie québécoise spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de produits cytotoxiques injectables, et à la participation de la branche des produits naturels de la multinationale DSM. Ce projet est réalisé également grâce au soutien important de la société de valorisation Gestion Valeo.



À propos du financement
Le financement accordé par le gouvernement du Québec provient du Programme de soutien à la valorisation et au transfert volet « Soutien à la maturation technologique ». Ce programme est issu de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) 2010-2013, qui a été rendue publique le 28 juin dernier. Il vise à répondre aux besoins des universités, des établissements d’enseignement collégial, des grandes institutions publiques et de plusieurs organismes à but non lucratif qui jouent un rôle dans la valorisation des résultats de la recherche et dans le transfert des connaissances. Il répond de plus aux besoins définis au cours des premières étapes à franchir avant même la commercialisation ou l’application directe des résultats de recherche dans l’entreprise ou l’organisation.



À propos de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI)
Intitulée Mobiliser Innover Prospérer, la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) 2010-2013 vise notamment une restructuration majeure du financement de la recherche publique en vue de renforcer le leadership scientifique québécois, de se doter d’une vision concertée de son développement, de mieux positionner la recherche québécoise et de la faire rayonner davantage à l’international.

Dans un contexte où un personnel hautement qualifié demeure un facteur déterminant pour la prospérité actuelle et future du Québec, la Stratégie vise à augmenter la main-d’œuvre, à accroître l’entrepreneuriat et à attirer au Québec les meilleurs. Elle contribuera aussi à accélérer l’innovation, la création de produits et la mobilisation pour mieux positionner les entreprises québécoises sur les marchés porteurs. Elle engage résolument le Québec sur la voie de l’économie verte, l’économie de demain.

De 2006 à 2013, grâce à cette stratégie, plus de 2,3 milliards de dollars auront été injectés pour un effort total du gouvernement du Québec d’environ 11,5 milliards de dollars, ce qui inclut les crédits d'impôt et les budgets de base des ministères.

Pour plus de renseignements sur la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation, consulter la page Web www.mdeie.gouv.qc.ca/sqri.

 
           
À propos de l’INRS
L’INRS est une université de recherche et de formation aux 2e et 3e cycles. Dans le peloton de tête des universités canadiennes pour son intensité en recherche (subventions par professeur), l’INRS regroupe 150 professeurs et près de 700 étudiants répartis dans quatre centres situés à Montréal, à Québec, à Laval et à Varennes. Actives en recherche fondamentale, essentielle à l’avancement de la science au Québec et sur l’échiquier international, les équipes de recherche de l’INRS jouent un rôle clé dans la mise au point de solutions concrètes aux préoccupations de notre société.

 


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À propos de Gestion Valeo
Gestion Valeo est une société de valorisation universitaire qui fournit à ses partenaires universitaires et à leurs entités affiliées les ressources financières et l’expertise additionnelle pour accélérer et faciliter la commercialisation de technologies à fort potentiel. Les partenaires de Gestion Valeo incluent les universités membres du réseau de l’Université du Québec (Université du Québec à Montréal, École de technologie supérieure, Université du Québec à Rimouski, Université du Québec en Abitibi-Témiscaminque, Université du Québec en Outaouais, Université du Québec à Trois-Rivières) et l’Université Concordia.

 


À propos de Uman Pharma
Uman Pharma est une compagnie pharmaceutique intégrée canadienne qui conçoit, fabrique et commercialise des produits génériques injectables. Uman Pharma est la seule usine au Canada en oncologie dotée d’un lyophilisateur et d’une capacité de production de seringues préremplies. Uman Pharma propose également une large gamme de services, du développement jusqu’à la fabrication de lots cliniques et commerciaux pour des clients et partenaires internationaux. La compagnie regroupe des gens d’expérience dévoués à offrir des produits de santé de haute qualité, des produits cytotoxiques injectables puissants et des solutions novatrices qui bénéficieront aux professionnels de la santé en milieu hospitalier.

En établissant des alliances stratégiques dans le monde entier, Uman Pharma possède une gamme complète de médicaments anticancéreux génériques et des produits spécialisés en oncologie.

 


À propos de DSM Nutritional Products
DSM Nutritional Products, une filiale de DSM, est le premier fournisseur mondial de vitamines, de caroténoïdes et de produits de chimie fine destinés aux secteurs pharmaceutique, cosmétique et de l’alimentation humaine et animale. Avec un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d’euros, la société est depuis longtemps pionnière de la recherche de nouveaux produits, de nouvelles formulations et d’applications intéressantes pour tous les segments du marché. Pour en savoir plus, rendez-vous sur les sites www.dsmnutritionalproducts.com et www.qualityforlife.com.

Pour plus de renseignements sur les programmes et les services du MDEIE, consulter la page www.mdeie.gouv.qc.ca/programmes.

Pour recevoir en temps réel les communiqués de presse du MDEIE, s'inscrire au fil RSS www.mdeie.gouv.qc.ca/rss.     

 



SOURCE

Jean-François Coderre
Attaché politique
Bureau de comté de Chomedey
Téléphone :450 686-0166
    
          

INFORMATION

Nancy-Sonia Trudelle
Responsable des relations avec les médias
Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation
Téléphone : 418 691-5698, poste 3710

Julie Martineau
Directrice
Service des communications et des affaires publiques de l'INRS
Téléphone : 418 654-2501
communications@adm.inrs.ca

    

 

 

 

 

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