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Christiane Ayotte

Contrôle du dopage

Intérêts de recherche

Stéroïdes anabolisants

La détection de l'utilisation illicite par les sportifs de stéroïdes androgènes anabolisants qui peuvent être endogènes chez l'humain est complexe. Ces stéroïdes sont entre autres, la testostérone et ses précurseurs, la 4-androstène-3,17-dione et la dehydroépiandrostérone ainsi que les 19-norstéroïdes dont certains sont même disponibles commercialement pour administration autonome aux Etats-Unis et par Internet.

Nous avons caractérisé les métabolites de phase I et II excrétés suivant l'administration orale d'androstènedione et de DHEA. La synthèse de standards authentiques de référence a été effectuée en collaboration avec le Prof. Donald Poirier du CHUL. Le profile stéroïdien normal est altéré notamment en ce qui a trait à la testosterone mais on observe également des concentrations anormalement élevées des métabolites terminaux ainsi que la présence de métabolites hydroxylés glucuro et sulfoconjuqués tels les 6a-androstènedione, 6b-epiandrostérone. En certains cas, l'excrétion normale de certains métabolites hydroxylés est supprimée alors que d'autres sont augmentés (J.F. Lévesque, J. Roy, P. Bérher). Ces travaux nous ont permis de proposer des marqueurs de l'administration qui peuvent être mesuré par l'analyse CG/SM.

Par ailleurs, nous avons étudié et démontré la variation de la teneur en 13C des métabolites urinaires excrétés à la suite de l'administration de ces stéroïdes reflet direct de la teneur spécifique des stéroïdes contenus dans les préparations commerciales.

En ce qui a trait aux 19-norstéroïdes, nous avons également démontré la variation de la de la teneur en 13C des métabolites urinaires en relation avec leur origine endogène (ex. lors de la grossesse) ou exogène. Nous avons également étudié l'excrétion (métabolisme de phase I et II) de 19-norstéroïdes par ingestion d'abats d'animaux non castrés chez lesquels la nortestostérone est endogène (projet en collaboration avec le laboratoire de Cologne et subventionné par l'Agence mondiale anti-dopage) (M. Cléroux, C. Guay, A. Lajeunesse).

Des projets en collaboration avec les chercheurs des laboratoires de Cologne et de Tokyo (subventionné par l'Agence mondiale anti-dopage) visent à valider la méthode d'analyse IRMS (Spectrométrie de masse d'isotopes stables) lorsque appliquée aux métabolites urinaires de la testostérone et de la nortestostérone, de déterminer les valeurs de référence des teneurs en 13C de stéroïdes urinaires chez différentes populations et de documenter l'applicabilité de la méthode aux fins du contrôle du dopage sportif. Il faut mentionner que ces méthodes pourront très certainement être appliquées au contrôle de l'administration de stéroïdes " naturels " chez les animaux de boucherie.