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By communications - Posted on 30 juin 2016

La science au service des blessés 
L'effort de guerre d'Armand Frappier 

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Les autres productions de guerre et les expéditions de produits biologiques

 
 
Malgré la priorité de l’effort de guerre, les chercheurs de l’Institut continuent à mener leurs recherches dans les champs de l’hygiène publique et de la médecine préventive, avec un accent particulier mis sur les études relatives à la médecine militaire. Ils expérimentent sur les corps pyrogènes qui rendent le sérum humain toxique, sur la gangrène gazeuse chez les blessés de guerre. On étudie aussi l’origine virale du cancer, les différents modes de vaccination du BCG et les allergies que le vaccin provoque chez les patients.
 
De ce fait, l’équipe du Dr Frappier va élaborer d’autres produits biologiques en plus du sérum humain, comme les anatoxines diphtérique et tétanique, le vaccin antivariolique ou la pénicilline. Les acheteurs de ces produits sont aussi variés que les ministères de la Santé fédéral et provincial, les armées alliées et même les Forces françaises libres. Ainsi, depuis 1941, l’Institut de microbiologie expédie au Québec, au Canada et en Europe, des vaccins et des sérums. L’exportation de produits biologiques atteindra son paroxysme à partir de la fin de 1944, avec les envois de sérum humain desséché. 
 
Dès lors, le Service de dessiccation du sérum humain va travailler sans relâche pour rattraper son retard vis-à-vis des laboratoires Connaught et envoyer le plus rapidement possible du sérum desséché aux blessés. Des milliers de bouteilles de sérum humain desséché vont être expédiées en Europe grâce aux donneurs de sang canadiens, mais aussi étrangers. En 1945, des milliers de dons de plasma offerts par les citoyens américains de l’État du Vermont ont permis à l’Institut de microbiologie d’envoyer encore plus de sérum et de plasma desséchés aux combattants des Forces françaises libres et des armées alliées. 
 
Les affinités culturelles et historiques qui existaient entre les Français et les Canadiens français se sont aussi manifestées dans l’aide apportée par le Dr Frappier aux soldats français blessés, grâce aux envois de sérum humain desséché au Dr Mérieux de l’Institut Mérieux de Lyon.