Logo INRS
English

By anne-marie.dubois - Posted on 06 September 2016

La science au service des blessés 
L'effort de guerre d'Armand Frappier 

Version imprimable

<<  Retour à l'accueil  /  Version anglophone

Amélioration de la santé publique et de la médecine préventive

 

Le programme de dons de sang a connu un tel succès pendant la guerre que la Croix-Rouge canadienne envisage, dès la fin 1944, la possibilité de donner à tous les citoyens canadiens des transfusions sanguines gratuites. De cette façon, tout le monde aurait accès à ce système national de distribution du sang au sein des établissements de santé du pays qui désireraient participer au projet.
 
À  cette époque, les conditions dans lesquelles se déroulaient les transfusions de sang étaient précaires. Il fallait moderniser le processus. La Croix-Rouge canadienne met en place, en octobre 1945, son service national de transfusion sanguine et l’implante progressivement dans toutes les provinces.
 
L’expertise des médecins comme le Dr Frappier va être mise à profit pour  stériliser les équipements médicaux et améliorer les méthodes en vigueur dans les hôpitaux et les cliniques de la province de Québec. Celles-ci présentaient de sérieuses lacunes  à l’origine de nombreuses contaminations du sang ou du sérum humain en 1943. 
 
Le Dr Frappier et d’autres collègues vont ainsi visiter les institutions sanitaires québécoises pour former le personnel hospitalier et infirmier, et participer à la standardisation des procédés de stérilisation afin d’améliorer la situation sanitaire de la province.
 
Dans les années d’après-guerre, l’Institut de microbiologie transforme ses activités relatives à l’effort de guerre. Par exemple, le Service de dessiccation du sérum devient un laboratoire de fractionnement du sang. 
 
Le Dr Frappier organise d’autres laboratoires, tournés vers l’innovation, comme le laboratoire de la poliomyélite inauguré en 1956 par le premier ministre Maurice Duplessis. Dès lors, l’Institut de microbiologie s’engage sur des sujets de recherche avant-gardistes, entre autres, dans les domaines de la virologie et de l’immunologie. En terme de production, de nouveaux vaccins commencent à sortir des laboratoires de l’Institut, dont les vaccins antipolio Salk et Sabin ou encore le vaccin contre la grippe.
 
La médecine préventive et l’hygiène publique, au Québec, entrent dans l’ère de la modernité.