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Frédéric Veyrier

Bactériologie génomique et évolution

Projets d'études

Il y a au moins dix fois plus de bactéries que de cellules humaines dans l’organisme. Celles-ci se répartissent dans différents écosystèmes, notamment au niveau des systèmes digestif, respiratoire et de la peau. Ces bactéries ont co-évolué avec l’homme et jouent maintenant un rôle primordial dans la survie de l’organisme. Pour qu’elles soient tolérées, certains mécanismes ont dû être mis en place pour discriminer les microorganismes agressants des microorganismes bénéfiques pour la santé. Ces interactions bactérie-hôte sont encore incomprises, mais celles-ci passeraient notamment par la détection de certaines composantes bactériennes au niveau du système immunitaire.


Le laboratoire du Pr. Veyrier tente donc d’élucider les mécanismes expliquant cette tolérance en étudiant des évènements évolutifs qui ont mené ces bactéries à s’adapter à leurs écosystèmes. Plus spécifiquement, le Pr Veyrier concentre ses recherches sur le rhinopharynx, la porte d’entrée du système respiratoire. Récemment, ses recherches ont permis de démontrer que certaines espèces bactériennes ont subi une modification profonde de la structure de leur peptidoglycane, un polymère essentiel et exclusif à la paroi bactérienne. Cette molécule est reconnue par le système immunitaire et sert donc à détecter la présence de bactéries dans l’organisme. Le laboratoire du Pr. Veyrier étudie l’implication de ces changements dans la communication bactéries-hôte et la présence de certains motifs dans le peptidoglycane qui expliquerait leur tolérance.   


A l’inverse, le Pr Veyrier et son équipe tentent de comprendre comment certaines bactéries symbiotes obligatoires peuvent aussi évoluer en pathogènes pouvant causer des maladies aux issues fatales en se concentrant, par exemple, sur Neisseria meningitidis et Mycobacterium tuberculosis causant respectivement la méningite et la tuberculose.


Finalement, Pr Veyrier tente aussi de déterminer si la flore bactérienne tolérée du rhinopharynx peut inhiber ou promouvoir la présence de certains pathogènes comme Neisseria meningitidis et les mécanismes moléculaires sous-jacents. Ces connaissances seront indispensables au développement de nouvelles stratégies pour combattre les pathogènes, principalement à l’heure où les résistances aux antibiotiques se généralisent.
 

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