Le Centre INRS–Institut Armand-Frappier accueille 5 chaires de recherche dont 4 du Canada. De même, ses professeurs participent à d’importants groupes et réseaux de recherche nationaux et internationaux, notamment le Réseau international des Instituts Pasteur sur les maladies infectieuses et le Centre canadien pour l’éthique dans le sport.

Les compétences en immunologie, en microbiologie, en toxicologie ou en épidémiologie, par exemple, ont permis aux professeurs d’acquérir une expertise reconnue internationalement et valent au Centre d’être considéré comme un carrefour de la recherche en santé au Québec. De fait, le Centre abrite la plus importante équipe de recherche en immunologie au Québec en plus de constituer un pôle unique de recherche en santé environnementale.
Chaires de recherche du Canada
Chaire de recherche du Canada en immunotoxicologie de l’environnement
Professeur titulaire : Michel Fournier
Les contaminants présents dans l’environnement, tels que les métaux lourds et les pesticides, perturbent les systèmes endocrinien, reproducteur et immunitaire de plusieurs espèces animales des écosystèmes aquatique et terrestre. Également néfastes pour l’être humain, ces substances font l’objet de nombreuses études dans le cadre de la Chaire de recherche du Canada en immunotoxicologie de l’environnement. Le professeur Michel Fournier et son équipe tentent de déterminer les relations de cause à effet entre l’exposition aux contaminants présents dans la chair de certaines espèces animales propres à la consommation humaine, comme le poisson et le phoque, et les problèmes de santé publique. Par l’étude des mécanismes moléculaires et cellulaires de toxicité, les travaux de recherche effectués au sein de la Chaire visent l’élaboration des outils efficaces de prévention de la contamination et l’identification des biomarqueurs de toxicité applicables au suivi des populations.
Chaire de recherche du Canada en neuro-immunovirologie
Professeur titulaire : Pierre Talbot
Le coronavirus est responsable d’environ 30 % des rhumes contractés par l’homme. En outre, il s’ajoute à l’hypothèse des prédispositions génétiques pour expliquer l’origine de maladies neurologiques telles que la sclérose en plaques et les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Afin de développer des stratégies de prévention, de diagnostic et de traitement chez l’humain, le professeur Pierre Talbot et son équipe s’intéressent aux interactions hôte-pathogène des maladies neurologiques. Les travaux de recherche effectués dans le cadre de la Chaire de recherche du Canada en neuro-immunovirologie ont pour but de définir les interactions moléculaires et cellulaires qui caractérisent le système nerveux humain et les coronavirus, d’étudier les mécanismes d’induction de maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques, des coronavirus, et, enfin, de caractériser les mécanismes du système immunitaire de l’hôte permettant de neutraliser l’infection.
Chaire de recherche du Canada sur les maladies infectieuses bactériennes
Professeur titulaire : Charles M. Dozois
L’homme et les animaux domestiques, tels que la volaille, le bétail et le porc, sont la proie de maladies infectieuses pouvant occasionner des dommages tant sur le plan de la santé publique que sur le plan économique. Les salmonelles et la bactérie E. coli peuvent causer, entre autres, des méningites, des septicémies et des infections urinaires lorsque certaines souches se retrouvent à l’extérieur de l’intestin. Dans le cadre de la Chaire de recherche du Canada sur les maladies infectieuses bactériennes, le professeur Charles Dozois et son équipe étudient les interactions hôte-pathogène et tentent de développer des vaccins et des médicaments pour lutter conter ces infections. Les travaux de recherche ont pour objectifs d’identifier et de caractériser les gènes responsables de la virulence chez certaines souches de bactéries, d’étudier la réponse du système immunitaire de l’hôte, et, enfin, d’identifier, de caractériser et de déterminer le rôle des gènes exprimés par la bactérie pendant le processus d’infection, soit la réponse physiologique d’E. coli.
Chaire de recherche du Canada en sociomicrobiologie
Professeur titulaire : Éric Déziel
Chaire de recherche
Chaire Jeanne et J.-Louis Lévesque en immunovirologie
Professeur titulaire : Alain Lamarre
La Chaire Jeanne et J.-Louis Lévesque en immunovirologie a été créée en 2003 grâce à un don de la Fondation J.-Louis Lévesque consenti à la Fondation Armand-Frappier. À l’heure où les maladies d’origine virale telles la grippe, l’hépatite C, le VIH, le SRAS et le virus du Nil ne cessent de se multiplier, le professeur Alain Lamarre et son équipe tentent de trouver de nouvelles stratégies permettant d’élaborer des vaccins plus efficaces ainsi que des thérapies pour lutter contre les infections virales jusqu’à maintenant incurables, comme l’immunodéficience humaine (SIDA) et l’hépatite C. Ces virus, dits non cytopathogènes, adoptent, croit-on, des mécanismes capables de détourner le système immunitaire. Persistants dans le système, ils causent des infections virales chroniques. Afin de mieux comprendre les mécanismes de défense immunitaire contre les virus pathogènes, les travaux de recherche réalisés au sein de la Chaire consistent à identifier les conditions favorisant la génération rapide d’anticorps par l’organisme et à étudier la diversité des lymphocytes B impliqués dans la réponse du système immunitaire.
Groupes et réseaux de recherche
Centre interinstitutionnel de recherche en écotoxicologie (CIRÉ)
Professeur responsable : Michel Fournier
Le Centre interinstitutionnel de recherche en écotoxicologie (CIRÉ) développe notamment des outils d’évaluation environnementale dans le but d’identifier et de gérer les risques – pour la santé humaine et l’équilibre de l’écosystème du fleuve Saint-Laurent – qui sont liés aux composés chimiques issus des activités humaine et industrielle rejetés dans les eaux du fleuve.
Groupe de recherche en microbiologie de l’environnement (GRME)
Professeur responsable : Richard Villemur
Le Groupe de recherche en microbiologie de l’environnement (GRME) œuvre dans le domaine de la microbiologie des bioprocédés d’assainissement. Il s’intéresse particulièrement aux activités et aux mécanismes employés par les microorganismes dans leurs environnements naturels. Le GRME est composé de professeurs, de techniciens, d’étudiants diplômés et de stagiaires postdoctoraux.
Réseau de recherche en santé environnementale (RRSE)
Professeur responsable : Michel Charbonneau
Créé en 2000, le Réseau de recherche en santé environnementale (RRSE) rassemble des chercheurs de diverses universités québécoises désireux de mieux comprendre les impacts des contaminants environnementaux sur la santé. En combinant leurs expertises en matière de santé environnementale, ces derniers collaborent à différents projets de recherche ayant pour thème la toxicogénomique, la mesure de biomarqueurs, les contaminants de l’eau potable et la modélisation pharmacocinétique et l’évaluation de l’exposition en épidémiologie.
Réseau franco-québécois pour la recherche en virologie végétale
Professeur responsable : Jean-François Laliberté
Les virus causent des pertes économiques considérables dans le monde agricole. Entre autres, les potyvirus infectent une grande variété d’espèces végétales, dont le navet, le prunier et la pomme de terre. Pour combattre ce virus phytopathogène, le Réseau franco-québécois pour la recherche en virologie végétale élabore de nouvelles stratégies de lutte pour accroître la productivité végétale dans un contexte de développement durable. Pour ce faire, le Réseau analyse la capacité d’un virus à infecter ou non une espèce végétale donnée et étudie la biologie cellulaire des végétaux par l’utilisation des virus comme sonde biologique. Le Réseau favorise également les relations entre chercheurs québécois et français. Il réunit des équipes de recherche du centre INRS–Institut Armand-Frappier, de l’Université McGill et de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Bordeaux.
