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Marie-Claude Rousseau

Épidémiologie des maladies chroniques

Asthme, maladies allergiques, diabète, cancer

Intérêts de recherche

Stimulation non spécifique du système immunitaire en bas âge par la vaccination avec le Bacille Calmette-Guérin (BCG) et développement de maladies inflammatoires et autoimmunes

Collaborateurs:

Dre Mariam El-Zein, INRS-Institut Armand-Frappier

Dre Marie-Élise Parent, INRS-Institut Armand-Frappier

Dr Richard Menzies, Université McGill

Dre Andrea Benedetti, Université McGill

 

Plusieurs études suggèrent un lien possible entre la vaccination, les infections infantiles et la maturation du système immunitaire. Le vaccin BCG est un immunostimulant impliqué dans la sensibilisation des lymphocytes Th1 à produire des cytokines. Les résultats épidémiologiques portant sur les effets de la vaccination par le BCG sont contradictoires. Certaines études ont suggéré une plus faible incidence d’asthme, d’allergies et de diabète de type 1 chez des sujets vaccinés. Le vaccin BCG a également été suggéré comme facteur préventif potentiel pour la leucémie et le mélanome, mais comme facteur de risque pour le lymphome non hodgkinien et la maladie de Hodgkin.

 

Un programme de vaccination par le BCG a eu lieu au Québec de 1949 à 1974, instigué par Dr Armand Frappier lui-même. Les certificats de vaccination pour la province étaient envoyés au registre central, conservé à l’INRS-Institut Armand-Frappier. Celui-ci a été informatisé grâce à une subvention de la Fondation canadienne pour l'innovation (Fonds des leaders). L’objectif général du présent programme de recherche consiste à déterminer si la stimulation non spécifique du système immunitaire en bas âge par le vaccin BCG est associée à des effets bénéfiques ou néfastes pour la santé. Le registre de vaccination BCG est une ressource unique qui présente un énorme potentiel pour répondre à des questions concernant les effets possibles de ce vaccin sur la santé. Nous avons démontré la faisabilité et la validité de coupler cette source de données avec des bases de données administratives disponibles au Québec (registre des naissances et décès, Med-Écho (hospitalisations), RAMQ (services médicaux). 


Nos présents travaux portent sur l'étude d'un lien potentiel entre la vaccination au BCG et le risque d'asthme et de diabète respectivement, dans une vaste cohorte de naissance québécoise. La portée des connaissances générées ira bien au-delà de la vaccination BCG, en contribuant à une meilleure connaissance du rôle de l’immunostimulation en jeune âge et de certains des facteurs menant à l’étiologie de maladies chroniques à caractère inflammatoire ou autoimmun.

 

Facteurs de risque professionnels et non professionnels pour le cancer du poumon: Analyse d’une étude cas-témoins montréalaise

Collaborateurs :

Dr Jack Siemiatycki, Université de Montréal (principal investigator)

Dre Marie-Élise Parent, INRS-Institut Armand-Frappier (co-principal investigator)

Dr Michal Abrahamowicz, Université McGill

Dr Bruce W. Case, Université McGill

Dr Daniel Krewski, Université d’Ottawa

Dre Karen Leffondré, Université de Montréal

 

Cette étude vise à évaluer le rôle de 300 agents chimiques que l’on peut retrouver dans l’environnement de travail dans l’étiologie du cancer du poumon. Environ 1 200 patients nouvellement atteints de cette forme de cancer et 1 500 témoins de la population générale ont été interrogés afin d’obtenir une description détaillée de leur histoire professionnelle, des tâches qu’ils ont effectuées, des procédés et des produits chimiques qu’ils ont utilisés. Suivant une approche méthodologique développée par notre groupe et qui est maintenant reconnue comme la méthode de référence pour ce genre d’études, une équipe de chimistes industriels de l’Institut a révisé l’histoire professionnelle et inféré l’exposition possible aux différents agents chimiques. Bien que certaines substances chimiques (ex. amiante, arsenic, chrome hexavalent, etc.) soient reconnues comme cancérigènes pulmonaires, plusieurs autres sont soupçonnées de l’être et leur rôle doit être précisé. Il est aussi fort probable qu’un grand nombre d’agents chimiques encore méconnus augmentent le risque de développer un cancer du poumon.  Il est important d’identifier les agents professionnels cancérigènes afin d’établir des mesures préventives chez les travailleurs. Toutefois, la portée de cette étude excède largement le contexte professionnel des individus. En effet, l’environnement professionnel représente l’un des meilleurs milieux pour étudier le rôle des agents chimiques puisque les niveaux d’exposition y sont habituellement plus élevés que dans l’environnement général, et donc plus facilement mesurables, et que la plupart des agents chimiques professionnels se retrouvent éventuellement dans l’environnement général.

 

La collecte de données et le codage des expositions professionnelles étant terminés, de nombreuses analyses statistiques sont en cours. Trois thèmes généraux sont explorés : A) les expositions professionnelles et le cancer du poumon; B) les expositions autres que professionnelles et le cancer du poumon; C) les développements méthodologiques qui permettront des analyses de fond plus poussées.

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La professeure Marie-Claude Rousseau, du Centre INRS-Institut Armand-Frappier, et deux membres de son équipe de recherche

La professeure Marie-Claude Rousseau, du Centre INRS-Institut Armand-Frappier, et deux membres de son équipe de recherche

La professeure Marie-Claude Rousseau, du Centre INRS-Institut Armand-Frappier

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Quelques fiers participants

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