Immunotoxicologie de l'environnement
531, boulevard des Prairies
Laval (Québec) H7V 1B7
CANADA
Immunotoxicologie de l'environnement
Un pesticide peut, par diverses voies, intoxiquer un organisme et ainsi diminuer son système immunitaire et ses mécanismes de résistance ; celui-ci peut alors devenir plus susceptible à des infections. Le Pr Fournier a élaboré un projet dans le but d'étudier cette question de plus en plus cruciale. Il s'agit tout d'abord d'évaluer les effets de toxiques modèles sur la plupart des composantes du système immunitaire. Les substances étudiées appartiennent aux pesticides de l'environnement ou xénobiotiques, à savoir : les insecticides (organochlorés, organophosphorés et carbamates), les herbicides et les métaux lourds (particulièrement le cadmium et le mercure). Le premier volet des recherches consiste à étudier le potentiel immunotoxique de ces composés dans des modèles murins, afin de mettre en évidence des marqueurs de toxicité applicables à la faune ou à l'humain.
Le deuxième volet de ces travaux se situe sur le plan de la vérification des données obtenues au laboratoire, chez des espèces de terrain dans les conditions naturelles d'exposition. Ainsi, en collaboration avec des chercheurs du TOXEN et d'autres institutions (Réseau canadien des centres de toxicologie, Ministères provinciaux et fédéraux, INRA, US EPA, Fonds mondial pour la nature, etc.), nous poursuivons des travaux touchant plusieurs espèces fauniques. Ainsi, nous vérifions la compétence immunitaire de différentes espèces exposées à des toxiques soit dans des situations contrôlées (vison, canard morillon, omble chevalier, ver de terre, etc.) soit directement dans la nature (phoque commun, béluga, balbuzard). Pour plusieurs espèces les résultats de terrain peuvent être confirmés avec des expositions in vitro (myes, choquemort, etc.). Cette dernière approche nous permet d'ailleurs d'évaluer les mécanismes d'actions des contaminants de l'environnement. Nous collaborons de plus à plusieurs grands projets internationaux (ours polaire dans l'Arctique, béluga dans l'Arctique et le St-Laurent, populations d'alligators et de tortues en Floride).
Pour l'humain nous nous intéressons plus particulièrement aux effets sur la santé de l'exposition aux aliments contaminés. Ces travaux s'appliquent principalement aux humains consommant des produits de la chasse ou de la pêche, ou dont les sources alimentaires dépendent, en très grande partie de la nature.
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