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Pierre Talbot

Maladies neurologiques virales

Directeur du Laboratoire de neuroimmunovirologie / Directeur du Centre INRS-Institut Armand-Frappier

Intérêts de recherche

 

Projet de recherche pour un(e) étudiant(e) à la maîtrise en virologie et imunologie

Rôle des protéines accessoires NS2 et NS5 du coronavirus humain OC43 lors de l'infection du système nerveux central (PDF)


 

Maladies neurologiques virales

Les coronavirus et les maladies neurologiques, notamment la sclérose en plaques, chez les patients et dans un modèle animal.

 

Le programme de recherche du Pr Talbot vise à vérifier une hypothèse originale, dont l’ampleur des retombées en santé est potentiellement remarquable. Ses travaux ciblent le coronavirus, un virus apparemment bénin et très répandu, responsable du tiers des rhumes et dont un variant a causé le SRAS, la première pandémie infectieuse du 21e siècle et maintenant le MERS, syndrome respiratoire issu du Moyen-Orient. Ce virus serait impliqué dans le déclenchement de certains cas de maladies neurologiques de cause inconnue, telles la sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou d’autres pathologies du système nerveux. D’ailleurs, le coronavirus cause, chez la souris de laboratoire, une maladie neurologique similaire à la sclérose en plaques, ce qui fournit un important modèle animal pour comprendre les mécanismes pathogéniques.

 

La sclérose en plaques (SP) représente la maladie neurologique la plus répandue chez les jeunes adultes, atteignant une fréquence de 0,1 à 0,2 % dans les régions à haut risque comme le Canada et le nord des États-Unis et de l'Europe. Les causes de la maladie ne sont pas connues mais semblent inclure des facteurs génétiques et environnementaux, ces derniers probablement des virus. On suspecte qu'une ou des infection(s) bénigne(s) subie(s) avant l'adolescence déclenche(nt) la maladie chez des personnes génétiquement susceptibles, ce qui se manifeste notamment par des réactions auto-immunitaires dirigées contre des protéines de la gaine de myéline enrobant les fibres nerveuses dans le système nerveux central, ainsi que la dégérescence des neurones.

 

Avec son équipe, le Pr Talbot a entre autres démontré au cours des dernières années que les coronavirus humains pouvaient provoquer des infections aiguës et persistantes de cellules du système nerveux, qu’ils infectent de façon persistante près de la moitié des cerveaux humains, et qu’ils provoquent des réactions neuroinflammatoires et neurodégénératives souvent associées à des maladies neurologiques, dont la SP.

 

Les travaux en cours au laboratoire de neuroimmunovirologie du Pr Talbot utilisent deux approches complémentaires de recherche pour en arriver à comprendre comment un virus respiratoire peut causer une maladie neurologique comme la SP et autres. D’une part, des cultures de cellules du système nerveux humain sont utilisées pour caractériser les conséquences de l’infection sur la cellule, notamment le neurone. D’autre part, un modèle animal, la souris, permet la caractérisation des déterminants moléculaires et cellulaires de l’interaction du virus avec les systèmes nerveux et immunitaire conduisant à la maladie neurologique.

 

 

Mots-clés :

coronavirus

virus

virologie

immunologie

autoimunité

neurobiologie

maladies infectieuses

maladies neurologiques

sclérose en plaques

neuroinflammation

neurodégénérescence

modèles animaux

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