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By simon.desbiens - Posted on 13 septembre 2013

Chaire de recherche

Louise et André Charron sur la maladie d'Alzheimer

La maladie d’Alzheimer (MA) touche de plus en plus d’individus. Pour la combattre, il incombe de concentrer les efforts sur le dépistage précoce, la prévention et l’amélioration des traitements. La Chaire de recherche Louise et André Charron sur la maladie d’Alzheimer se consacre à ces aspects de la recherche. Elle étudie le rôle du stress oxydatif dans le développement de la MA et les biomarqueurs qui précèdent l’apparition des symptômes.

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Charles Ramassamy

Titulaire

Charles Ramassamy
Centre INRS–Institut Armand-Frappier
531, boulevard des Prairies
Laval (Québec)  H7V 1B7
CANADA
Tél. : 450 687-5010
Téléc. : 450 686-5501
charles.ramassamy@iaf.inrs.ca

 

Partenaires

Centre de recherche en prévention de la maladie d'Alzheimer (Université McGill)

Centre de recherche sur le vieillissement (Université de Sherbrooke)

Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (Université Laval)

 

Autres collaborateurs

Consortium pour l’identification précoce de la maladie d’Alzheimer-Québec (CIMA-Q)

Nanoparticles for Therapy and Diagnosis of Alzheimer Disease

Réseau AFIRMAQ (Approches fondamentales et innovatrices de la recherche sur la maladie d’Alzheimer au Québec)

 

Financement

Fondation universitaire Armand-Frappier de l’INRS

Informations sur la maladie d'Alzheimer

Société Alzheimer Canada

Maladie d'Alzheimer : causes, symptômes et évolution (Institut universitaire en santé mentale Douglas)

La maladie d’Alzheimer (PasseportSanté.net)

Information sur la maladie d’Alzheimer (Instituts de recherche en santé du Canada)

Alzheimer's Disease International (anglais seulement)

La maladie d’Alzheimer, le guide Serge Gauthier et Judes Poirier, auteurs (Éditions Trécarré)

 

Problématique

Étape irréversible d’un processus neurodégénératif, la maladie d’Alzheimer (MA) affecte plus de 35 millions de personnes dans le monde, dont plus de 450 000 seulement au Canada. Selon les données actuelles, si aucune action n’est posée pour la prévenir, la prévalence mondiale de la MA sera de 65 millions en 2030, puis de 115 millions en 2050. Face à cette situation, l’Institut national sur le vieillissement , l’Association américaine de l’Alzheimer et l’Organisation mondiale de la santé suggèrent d’accentuer les efforts de développement de moyens de prévention.

 

D’autre part, les traitements pharmacologiques disponibles pour les patients atteints de la MA ont souvent un impact négatif sur leur qualité de vie. Leurs effets secondaires sont importants et peuvent entraîner l’interruption des traitements. Les doses efficaces élevées, en raison de la faible quantité qui réussit à atteindre le cerveau, en augmentent d’autant les effets indésirables.

 

Un diagnostic précoce de la MA

Dans une perspective de développement de moyens préventifs contre la MA, les marqueurs biologiques caractérisant les tout premiers signes de la maladie doivent être identifiés pour permettre un diagnostic précoce. À l’heure actuelle, lorsqu’un diagnostic est établi, 80 % des neurones impliqués dans les processus cognitifs sont dégénérés. Ce stade est irréversible et les traitements peuvent cibler les symptômes ou, au mieux, ralentir légèrement la progression de la maladie.

 

Ayant accès à des groupes de patients de différents statuts cognitifs, la chaire recherchera des biomarqueurs périphériques évoluant avec la progression de la maladie et caractérisant les différentes phases menant à la MA. Ces biomarqueurs sont une première étape vers des outils biochimiques de diagnostic précoce de la maladie.

 

Traitements plus efficaces

D’autre part, les patients atteints de la MA doivent recevoir des traitements qui leur permettent de mieux vivre avec cette maladie. La barrière sang-cerveau pose un défi pour atteindre les structures du cerveau à traiter : elle arrête la plupart des médicaments qui sont bloqués hors du cerveau. Les nanotechnologies offrent des opportunités qui seront explorées par la chaire.

 

Certaines nanoparticules franchissent la barrière sang-cerveau et atteignent les neurones. En y associant les médicaments, les nanoparticules pourraient servir de transporteur jusqu’à la cible thérapeutique. Cette approche offrirait de nombreux avantages, notamment en réduisant considérablement la dose nécessaire au traitement et, du même coup, les effets secondaires périphériques.

 

Les molécules actives transportées au cerveau ne se limitent pas aux médicaments déjà utilisés chez les patients atteints de la MA. De nouvelles pistes sont proposées pour ralentir la progression de la maladie en réduisant le stress oxydatif dans les neurones. Pour ce faire, des polyphénols présents dans l’alimentation feront l’objet de recherches afin d’en vérifier l’efficacité.

 

Portrait du titulaire

Le professeur Charles Ramassamy a concentré son attention sur les radicaux libres et le stress oxydatif au moment de son doctorat en neurosciences, à l’Université de Rouen, en France. À l’époque, il s’intéressait à leur rôle dans la maladie de Parkinson. Ses recherches l’ont mené à s’intéresser à la maladie d’Alzheimer dès son stage postdoctoral, à l’Université McGill.

 

C’est dans le laboratoire du professeur Judes Poirier , chercheur de renommée internationale dans les domaines des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, que le professeur Ramassamy a étayé les bases de son hypothèse sur le rôle important que jouerait le stress oxydatif dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

 

Poursuivant sa carrière en tant que professeur, d’abord à l’Université du Québec à Trois-Rivières puis à l’INRS depuis 2004, Charles Ramassamy s’intéresse aux mécanismes neurotoxiques des oxydants et à l’action protectrice des antioxydants de diverses origines. Membre de nombreux réseaux de recherche, il compte un grand nombre de collaborateurs notoires et siège régulièrement à des comités d’évaluation de bourses ou de subventions pour des projets liés à la maladie d’Alzheimer.

 

Depuis son arrivée à l’INRS, le professeur Ramassamy a publié plus de 28 articles avec comité de pairs et six chapitres de livres. Il a prononcé plus de 30 conférences nationales et internationales à titre d’invité et ses publications ont été citées plus de 1780 fois. Enfin, il a édité le livre Recent Advances on Nutrition and the Prevention of Alzheimer’s Disease (Transworld Research Network, 2010) et un numéro spécial de la prestigieuse revue Current Alzheimer Research sur le même sujet. Il est également éditeur associé du Journal of Alzheimer’s Disease et du Journal of Alzheimer’s Disease & Parkinsonism .

 

En plus de ses activités scientifiques, le professeur Ramassamy s’implique dans diverses initiatives de vulgarisation en tant que président du chapitre montréalais de Cerveau en tête , un organisme de sensibilisation aux neurosciences.

 

Chronologie

1989 – Diplôme d’études approfondies en pharmacologie moléculaire et cellulaire, Université Paris Descartes, France

 

1994 – Doctorat en neurosciences, option neuropharmacologie, Université de Rouen, France

 

1995-1999 – Stage postdoctoral, laboratoire du professeur Judes Poirier, Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, Université McGill, Canada

 

1999-2004 – Professeur de pharmacologie, Université du Québec à Trois-Rivières, Canada

 

2004 à aujourd'hui – Professeur, laboratoire de neurobiologie du stress cellulaire, Centre INRS–Institut Armand-Frappier, INRS, Canada

 

2004 – Professeur associé à l’Université Laval et chercheur régulier de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF, Université Laval)

 

2011 à aujourd'hui – Membre du comité scientifique de l’Institut de nutrition Aquitaine-Québec (INAQ)

 

 

Lire le communiqué de presse annonçant le lancement de la Chaire de recherche Louise et André Charron sur la maladie d'Alzheimer